L’athlète Black Diamond Nalle Hukkataival raconte ses derniers trips sur les falaises Espagnoles et les blocs en Finlande
Au printemps, l'athlète Black Diamond Nalle Hukkataival a passé du temps dans le nord de l'Espagne où il a réussi un paquet de 8b+ et 8c. Il semblerait qu'il ait aussi dégotté un nouveau site de bloc incroyablement difficile dans sa Finlande natale. Voici le récit et les photos que Nalle nous a envoyées de ses dernières aventures et découvertes.

Il y a quelques semaines, j'ai quitté l'Espagne après y avoir passé près de deux mois à grimper. En tant que passionné de bloc, je ne m'attendais pas à faire ça mais l'hiver hyper enneigé ne m'a pas vraiment laissé beaucoup de choix et j'ai pensé que ce serait plus agréable que de m'entraîner en salle ou de me geler sur des sites de bloc recouverts de neige.
Comme je le disais, je suis un spécialiste du bloc et je l'ai toujours été, progresser en endurance était donc mon premier objectif. Ça n'a pas été immédiat, mais après avoir passé quelques jours sur la paroi massive d'Oliana, je me suis senti prêt à tenter même les voies les plus longues et j'ai réussi à grimper des voies comme Identifacation y Placas (8c), China Crisis (8b+) et Full Equipe (8c). Je suis particulièrement fier de celles-ci car elles sont toutes vraiment longues, ce qui veut dire dures pour moi. J'ai aussi grimpé un 8c+ plus court, appelé Duele de Realidad mais qui était très bloc et qui ne m'a donc quasiment pas demandé plus de travail que les voies plus longues. J'ai réalisé que, depuis le temps que je grimpe, je devrais aussi essayer les longues voies qui me posent problème, au lieu de me contenter des courtes que je suis sur de pouvoir grimper. Mon but n'était pas vraiment de grimper n'importe quoi mais plutôt de progresser en endurance. Et c'est ce que j'ai fait. Il y a une voie, ou plutôt un projet, que je voulais essayer mais les choses se sont mal goupillées et je n'ai jamais pu la tenter.
Un point négatif qui m'a marqué, c'est combien de voies sont quasiment fabriquées ou fortement renforcées au sika. Il faut parfois chercher bien loin pour trouver une voie naturelle, ce que je trouve vraiment triste. Heureusement, on est rarement confronté à cela en bloc mais cette expérience m'a vraiment ouvert les yeux. Il semblait parfois que la définition d'une « voie naturelle » soit bien différente de la mienne. Même si j'ai apprécié ce voyage qui m'a apporté un bon changement de rythme, c'est bien le bloc qui restera toujours mon truc.

Maintenant, je suis de retour en Finlande pour travailler sur cet incroyable nouveau projet de bloc trouvé l'an dernier par mon ami. C'est l'une des lignes les plus incroyables que j'aie jamais vu sur du granit. Ce n'est pas seulement unique, c'est aussi extrêmement dur. Cela fait maintenant quelques jours que je travaille dessus et c'est assurément la chose la plus difficile que j'ai jamais essayé. Il est trop tôt ne serait-ce que pour spéculer sur la difficulté mais tout ce que je sais c'est que ça pourrait ne même pas être faisable du tout. Aujourd'hui, je n'ai réussi à faire qu'un seul move sur à peu près 16. Ce n'est pas impossible, c'est ce que je continue à me dire. Cela veut-il dire que c'est possible ? Je l'espère. Ce n'est pas un mur blanc. Les prises sont là ; elles sont juste très petites et très éloignées les unes des autres. Qu'importe, c'est déjà un rêve qui est devenu réalité. Pour autant que je me souvienne, j'ai toujours voulu trouver un projet étonnant et incroyablement difficile (mais pas impossible) proche de chez moi et le voici ! Je viens d'annuler mon trip en Suisse pour pouvoir rester ici et travailler sur ce truc.
- Nalle













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